L’activité financière a suscité bien des débats ces derniers mois. Quid de celui de la destination des fonds ? Le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF entend le sortir de la niche « investissements socialement responsables » et pose cette question pour l’ensemble de l’activité bancaire : peut-on continuer à accepter que nos placements favorisent le développement – la prospérité – d’activités aussi inacceptables que le travail des enfants, l’élitisme dans le traitement du SIDA, la fabrication des armes les plus atroces ou la destruction de la planète, pour ne citer que ces exemples ? Les banques sont invitées à interroger leurs
clients, et les citoyens à s’exprimer, via le site www.jechoisis.be.
Epargnants, à vos marques !
Combien sommes-nous à nous laisser bercer par la douce musique des taux sans
vraiment nous soucier de la destination de l’argent que nous confions à la
banque ? Un sursaut citoyen est nécessaire. Dire, simplement, que, non, nous ne
voulons pas que l’épargne constituée pour nos enfants serve à en faire travailler
d’autres ou que les sous que nous avons mis de côté pour garantir nos vieux
jours financent la dévastation des écosystèmes. Rendez-vous sur le site
www.jechoisis.be pour faire entendre votre voix.
Financiers, consultez !
En novembre dernier, nos collègues de Netwerk Vlaanderen rendaient publique une étude selon laquelle les huit plus importants groupes bancaires en Belgique financent des entreprises qui sont en lien avec des dictatures, violent les droits humains, nuisent à l’environnement, produisent des armes, etc. FEBELFIN, la Fédération belge du secteur financier, a réagi en invoquant la liberté de choix des consommateurs. Mais ceux-ci n’ont pas les moyens de choisir en connaissance de cause !
Le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF demande donc aux banques
d’interroger leurs clients, et surtout de les informer, pour leur permettre
réellement de décider de l’affectation de leurs fonds.
Politiques, formulez une loi-cadre !
La société belge est bâtie sur un consensus à propos de questions aussi
fondamentales que, par exemple, l’interdiction du travail des enfants. Le
parlement a ratifié des engagements internationaux à ce sujet.
Soyons cohérents, si nous refusons le travail des enfants, refusons également le
financement de celui-ci. Cette cohérence, élémentaire, a prévalu pour les mines
antipersonnel et les bombes à sous-munitions qu’il est désormais interdit de
financer. Pourquoi ne pas élargir une telle interdiction à d’autres questions
essentielles comme la défense des droits humains ou la préservation de
l’environnement, pour lesquelles la Belgique a également souscrit à des
engagements internationaux ? Le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF lance
ainsi la proposition d’une loi-cadre interdisant les pires formes de bénéfices. Aux
parlementaires d’attraper la balle au bond !